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Jeunes en Nouvelle-Aquitaine

Lycée de Créon

En Nouvelle-Aquitaine, les lycées s’adaptent au changement climatique

Temps de lecture 4 minutes

Face à l’accélération du changement climatique, la Région Nouvelle-Aquitaine engage une transformation profonde de ses lycées. Objectif : adapter le bâti scolaire à un réchauffement anticipé de +4 °C d’ici 2100 et réduire drastiquement l’empreinte carbone des établissements.

Publié le mercredi 8 avril 2026

Afin d’adapter le bâti scolaire aux évolutions climatiques, les élus du conseil régional ont adopté une stratégie structurée autour de quatre axes lors de la séance plénière du 2 avril 2026. La Nouvelle-Aquitaine fait déjà figure de pionnière, notamment grâce au développement de la géothermie.

Jean-Louis Nembrini, vice-président en charge de l’éducation

La Région s’engage dans une généralisation des énergies renouvelables pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. L’accélération de la décarbonation permettra de réduire notre dépendance aux importations d’énergies fossiles.

Substituer les énergies fossiles

Aujourd’hui, 79 lycées publics sont alimentés par des énergies renouvelables ou par un réseau de chaleur urbain. La Région veut aller beaucoup plus loin : géothermie, biomasse, aérothermie ou récupération de chaleur des eaux usées sont étudiées pour 52 établissements supplémentaires. À l’horizon 2030, une vingtaine de nouvelles installations géothermiques pourraient voir le jour, tandis que 43 lycées sont pressentis pour un raccordement à un réseau de chaleur.
 

Un vaste plan solaire

La loi APER de 2023 impose l’étude systématique de la mise en place d’ombrières photovoltaïques sur les parkings de plus de 1 500 m². En Nouvelle-Aquitaine, 68 sites répondent à ce critère. La Région lance une étude en trois phases pour évaluer le potentiel de production, les coûts et les montages juridiques. Les toitures seront également analysées pour compléter ce futur « plan solaire ».
 

Adapter les bâtiments au réchauffement

Isolation, menuiseries performantes, ventilation adaptée : les solutions structurelles restent les plus efficaces, mais aussi les plus coûteuses. En parallèle, des mesures rapides peuvent être déployées : brasseurs d’air, surventilation nocturne, géocooling, peinture blanche sur les toitures ou installation de brise-soleils. La végétalisation joue un rôle clé. Plus de 36 projets ont déjà permis de rendre 25 000 m² à la nature, créant des îlots de fraîcheur et favorisant l’infiltration des eaux pluviales. Un diagnostic climatique sera mené lycée par lycée pour identifier les bâtiments les plus vulnérables.
 

Mobiliser les lycéens et les personnels

La Région mise aussi sur les comportements des usagers. Le concours CUBE Scolaire accompagne les établissements volontaires dans la réduction de leurs consommations. Les résultats sont probants : 10 à 12 % d’économies d’énergie en moyenne dès la première année. À l’échelle régionale, cela représente près de 6 millions d’euros par an. Des outils pédagogiques sont également mis à disposition pour animer la démarche auprès des élèves et du personnel. 
 

Le conseil régional des jeunes s'implique

Dans le cadre du Conseil régional de jeunes, une dizaine de jeunes réfléchit depuis plusieurs mois à l’amélioration du confort dans les lycées et à la diminution des consommations énergétiques (chauffage et électricité). Ils ont lancé une enquête auprès des usagers des lycées de Nouvelle-Aquitaine.
Découvrez leur projet et répondez au questionnaire en ligne !

Un effort massif et chiffré

Depuis 1997, la Région a réduit de 43,7 % les émissions de CO₂ de ses lycées. Elle vise désormais 83 % d’établissements alimentés en énergie décarbonée d’ici 2040, pour une baisse potentielle de 85 % des émissions. Le Plan pluriannuel d’investissement 2022-2028 consacre 196 millions d’euros à la performance énergétique.
Dans un contexte climatique et géopolitique tendu, la Nouvelle-Aquitaine entend faire de ses lycées des lieux exemplaires, capables de conjuguer sobriété, résilience et pédagogie environnementale.

 

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