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Education et dérèglement climatique : des mesures concrètes pour les lycéens

Modifié le mercredi 21 octobre 2026

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Lors de la séance plénière des 12 et 13 octobre 2026, les élus régionaux ont voté une hausse des moyens dédiés à l’action pédagogique dans les lycées ainsi que 10 millions d’euros pour adapter les établissements aux canicules d’ici le printemps 2027.

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Crédit photo Sébastien Blanquet-Rivière

Les mouvements lycéens comme les résultats récents de l’enquête PISA ou les différentes études sur la jeunesse mettent en évidence une dégradation préoccupante des apprentissages, une hausse des inégalités scolaires et un accroissement du mal-être chez les adolescents. Face à ces enjeux, la Région Nouvelle-Aquitaine réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse et propose de renforcer son soutien aux lycées et aux jeunes à travers plusieurs mesures concrètes. 

Sans se substituer à l’État dans le domaine pédagogique, la Région Nouvelle-Aquitaine agit pour créer les meilleures conditions d’apprentissage, de formation, d’orientation et d’épanouissement. Cet engagement représente 27 % du budget régional en 2026, précise l’élu. Notre ambition est claire : donner à chaque jeune de Nouvelle-Aquitaine les meilleures conditions possibles pour apprendre, choisir son avenir, devenir autonome et s’émanciper.
Jean-Louis Nembrini, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l’Orientation, de l’éducation et de la jeunesse

Accompagner la jeunesse

En matière éducative, la Région  prévoit une augmentation de 10 % des moyens consacrés à l’action pédagogique dans le cadre de la dotation globale de fonctionnement (DGF) 2027, soit 850 000 euros supplémentaires. 

Cette enveloppe va permettre de renforcer un ensemble d’actions qui accompagnent les jeunes dans leur réussite, leur épanouissement et leur engagement dont :

  • Le service gratuit d’aide aux devoirs, qui mobilise des étudiants aux côtés des lycéens pour les accompagner dans leur travail personnel et qui se traduit chaque année par 1 524 appels
  • Le dispositif Actions éducatives en Nouvelle-Aquitaine qui a permis la réalisation de 1 164 projets en 2025 
  • Le soutien à 300 associations et aux équipements culturels
  • Le soutien aux événements qui permettent de valoriser les talents, les initiatives et la parole des jeunes, à l’image du Nouveau Festival, qui mobilise depuis 10 ans 27 000 lycéens et les professeurs engagés de 270 établissements qui ont accompagnés plus de 2 200 projets.
  • L’éducation aux médias et à l’information. Chaque année, près de 2 700 lycéens bénéficient de ce parcours et participent aux Tribunes de la Presse, renforçant ainsi leur capacité d’analyse, leur esprit critique et leur compréhension des enjeux contemporains
  • Les aides au permis de conduire qui répondent au besoin d’autonomie de la jeunesse et à l’impératif de mobilité pour aller vers la formation et l’emploi. Plus de 8 000 jeunes dont 81% issus « d’un public fragile » (revenu inférieur à 9 700 euros) ont pu être aidés en 2025 et 2026
  • Le soutien aux projets de mobilité internationale qui participe à faire des jeunes les citoyens de demain. 

Adaptation climatique des lycées

La Région poursuit un important programme d’investissement pour la rénovation, l’adaptation et la modernisation des lycées. Un plan spécifique de 10 millions d’euros sur 2026 et 2027 permettra d’accélérer les travaux dans plus de 100 lycées d’ici mai 2027. 

« Pour bien apprendre, il faut des établissements prêts à supporter les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes comme l’été 2026 a pu en donner la preuve. C’est pourquoi, en plus du plan d’adaptation au changement climatique voté en avril dernier, nous avons fait le choix d’abonder le budget consacré à l’adaptation de nos lycées de 10 millions d’euros » expose Jean-Louis Nembrini vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l’Orientation, de l’éducation et de la jeunesse.

Le plan d’adaptation au changement climatique dans les lycées, voté en séance plénière le 2 avril 2026, détermine les actions d’adaptation au réchauffement climatique en cours et à mener dans les lycées. Toutefois, le constat actuel des incidences des dernières vagues de chaleur sur les conditions d’enseignement et d’examen, et les perspectives de multiplication de ces épisodes, imposent la mise en œuvre d’une réponse immédiate complémentaire à ces orientations. 
C’est pourquoi la Région Nouvelle-Aquitaine engage un plan de 10 millions d’euros répartis entre 2026 et 2027 afin de répondre aux urgences du changement climatique, et en particulier de réaliser des travaux concrets dans plus de 100 établissements sur 293 d’ici mai 2027, avec l’ambition d'adapter tous les lycées en 3 ans.

D’ici le printemps 2027, deux actions prioritaires seront engagées sur un tiers des lycées identifiés comme les plus vulnérables. 

  • Mise en place de brasseurs d’air pour améliorer le confort des occupants ainsi que la pose de films solaires permettant de protéger le vitrage des façades les plus exposées et limiter le réchauffement des locaux.
  • Création de zones refuges pour les situations de crise avec la mise en oeuvre de pompes à chaleur (PAC) réversibles permettant un rafraîchissement. La priorité sera donnée aux infirmeries ainsi qu’aux loges qui, selon leur emplacement, peuvent être fortement exposées. Une salle commune sera également envisagée chaque fois que nécessaire.

Par ailleurs, extension du géocooling (rafraîchissement via la géothermie) ou du freecooling (surventilation nocturne) seront envisagés dans les sites compatibles.

Accompagner les parcours de d’orientation et de formation scolaire ou professionnelle

Maintien de l'intégralité des budgets pour aider les lycéens et les collégiens à s’informer sur les métiers et les voies de formation afin de les aider à s’orienter.
En 2027, la Région souhaite amplifier la politique de Campus Talents et Territoires en Nouvelle- Aquitaine pour structurer toujours mieux les liens entre les entreprises du territoire, les besoins des jeunes, et les emplois d’aujourd’hui comme de demain.
Tous ces efforts sont essentiels, et traduisent une conviction profonde : l’accompagnement de la jeunesse constitue un investissement pour l’avenir qui demeure une priorité de l’action régionale, indépendamment des contraintes et des aléas budgétaires auxquels nous sommes collectivement confrontés.
 

Une action continue en faveur des lycées

Au-delà des solutions d’urgence mises en œuvre, la Région intervient depuis de nombreuses années afin d’adapter son patrimoine. Ainsi, depuis 2016, pour répondre au changement climatique et adapter ses lycées, 

  • 45 millions d’euros ont été investis dans le changement de menuiseries, 
  • 32 millions d’euros dans l’isolation des bâtiments, 
  • 7 millions d’euros dans des protections solaires (volets, stores et brises soleils)
  • plus de 23 millions d’euros dans le traitement thermique des bâtiments. 
  • 45 établissements ont bénéficié ou bénéficieront à court terme d’une opération de végétalisation. 
  • près de 300 millions d’euros investis dans des opérations de restructuration lourde

Evolution de la dotation globale de fonctionnement des lycées

La dotation globale de fonctionnement constitue l’un des principaux instruments par lesquels la Région garantit aux établissements les moyens nécessaires à leur activité quotidienne. 

Elle finance notamment le fonctionnement pédagogique, les contrats, l’entretien et la maintenance, l’énergie et l’eau. Dans la continuité du travail conduit avec les proviseurs et les secrétaires généraux, la Région souhaite en faire un outil donnant davantage de capacité d’action, de simplicité et de visibilité aux établissements. La Région fait ainsi le choix de renforcer le pouvoir d'agir des établissements en leur donnant davantage de souplesse, de visibilité et de moyens au service de la réussite des élèves. 

L’analyse des comptes financiers conduit à proposer une DGF 2027 d’un montant de 74,21 millions d’euros. Afin qu'aucun établissement ne soit laissé seul face à une difficulté particulière ou à un événement imprévu les élus ont proposé d’inscrire parallèlement  un fonds complémentaire de 4 millions d’euros permettant d’accompagner les établissements qui connaîtraient des difficultés particulières ou seraient confrontés à des aléas. 

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