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Jeunes en Nouvelle-Aquitaine

Street Art Sarlat 2026

Street art au lycée, une fierté pour les élèves

Temps de lecture 5 minutes

Au lycée Joséphine Baker de Sarlat-la-Canéda (Dordogne) les murs ont pris des couleurs. Pendant plusieurs semaines, des élèves de première MSPC (Maintenance des Système de Production Connectés) / TRPM (Technicien en Réalisation de Produits Mécaniques) ont participé à une résidence d’artiste avec un collectif de graffeurs. Objectif : valoriser leur filière.

Publié le vendredi 24 avril 2026

Ouvrir les élèves des filières industrielles à un projet culturel, tel était le souhait de Jean-Christophe Dufaud, professeur de génie mécanique à l’origine de cette résidence. L’idée s’est construite autour du programme d’histoire géographie consacré au monde ouvrier, avec l'enseignante d'arts plastiques Béatrice Merel. Afin de s'imprégner de la thématique les élèves ont bénéficié de visites de sites industriels et d’une friche artistique à Fumel (Lot-et-Garonne). « On s’est dit pourquoi ne pas faire des fresques dans le lycée qui resteraient et donneraient une image plus moderne des métiers industriels, souvent mal considérés », explique l’enseignant. L’objectif est aussi de rendre ces formations plus attractives auprès des collégiens et de montrer leur modernité, dans un établissement qui accueille plusieurs centaines d’élèves dans des parcours techniques variés. Accompagnés par des graffeurs du collectif Streetarterie, les élèves ont alors conçu et réalisé deux fresques murales mêlant culture urbaine, histoire industrielle et valorisation de leurs métiers.

 

Une cocréation avec les artistes

Street Art Sarlat 2026

Le collectif Streetarterie a accompagné les élèves tout au long du projet. Composé d’artistes aux univers complémentaires, ce collectif propose fresques, ateliers et interventions pédagogiques. « On a un univers graphique assez varié… on peut aussi bien faire de l’abstrait que du réalisme ou de la typographie », souligne Ernest, l’un des artistes. Après une première rencontre pour présenter les techniques du graff, les échanges ont permis de faire émerger des idées directement liées à l’identité du lycée et aux formations industrielles. Deux artistes ont collectif ont guidé les élèves dans la mise en œuvre du projet durant 15 heures d'atelier. Les lycéens ont pu ainsi être acteurs de chaque étape. « Savoir dessiner ou pas, ce n’est pas grave… un coup de pinceau, tout le monde peut le faire », insiste Ernest, soulignant la dimension accessible et pédagogique du street art. 
Côté lycéens, cette résidence permet l’ouverture vers d’autres univers. Pour Noé et Théo : « Ça rajoute un peu de vie au lycée, un peu de couleur ». Les élèves ont participé à la recherche graphique, proposé des motifs et découvert les contraintes du travail à grande échelle. L’une des fresques met particulièrement en avant l’univers industriel, avec des éléments mécaniques et une figure de femme robot, symbole d’innovation et de féminisation. Une manière de montrer que ces formations s’inscrivent dans des secteurs d’avenir.

La résidence du collectif Streetarterie au lycée Joséphine Baker
  • 2 classes de 1ères Bac Professionnel MSPC (maintenance des système de production connectés) /TRPM (technicien en réalisation de produits mécaniques) engagées dans leprojet.
  • 22 élèves impliqués dans la réalisation des fresques.
  • 1200 élèves et l'ensemble de la communauté éducative vont profiter des fresques et de la dynamique provoquée par le projet.
  • Octobre- novembre 2025 : première période de travail préalable et de visite des sites de Fumel.
  • Mars 2026 : mise en œuvre des ateliers et réalisation des 2 fresques.
  • Coût du projet :  5700 euros dont 4000 euros d'aide régionale.

Une trace durable dans l’établissement

Street Art Sarlat 2026

Au-delà de l’expérience artistique, la dimension pérenne du projet a fortement marqué les lycéens. « On va laisser notre trace dans le lycée. Quand on reviendra, on se dira que c’est nous qui l’avons fait », confie un élève. Pour les artistes, cette appropriation est essentielle : leur rôle consiste surtout à encadrer et accompagner, tandis que les jeunes réalisent eux-mêmes les œuvres. 
En reliant culture et formation professionnelle, la résidence a créé une dynamique collective. Les fresques, désormais visibles par tous, contribuent à valoriser les filières industrielles tout en témoignant de la créativité et de la fierté des élèves.

La Région accompagne les résidences d'artistes dans les lycées

Dans le cadre de son programme Actions éducatives en Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine donne à la communauté éducative la possibilité d’élaborer des actions diversifiées concourant à l’épanouissement et à la réussite éducative et professionnelle des jeunes, l'ouverture au monde et le vivre ensemble. Le volet 3 de ce programme est dédié aux résidences d'artistes . Il permet à la communauté éducative de mettre en place une résidence d'artiste contribuant à l'ouverture d'esprit des jeunes en leur faisant questionner le monde contemporain et ses grands enjeux au prisme de l'art.

Actions éducatives en Nouvelle-Aquitaine – Résidence d’artiste

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