Interview de Blandine Dubois (Française, 23 ans) et Daouda Sows (Sénégalais, 22 ans)
En mission à Madagascar et à Agen
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Quelle a été votre principale motivation pour participer au projet Sésame ?
Blandine Dubois (Française, 23 ans) et Daouda Sows (Sénégalais, 22 ans) :Blandine : Scout depuis mon plus jeune âge, l’idée du volontariat a toujours été en moi. Plusieurs membres de ma famille ont fait du volontariat et je savais qu’un jour ou l’autre je vivrais cette expérience. De plus, je peux potentiellement être amenée à travailler dans une instance internationale et il me semblait important de disposer d’un vécu de terrain à l’étranger, pour voir comment fonctionnent les dynamiques locales.
Daouda : Grâce à Sésame, j’avais la possibilité de découvrir une autre culture, en l’occurrence celle de la France. Je souhaitais aussi partager mon expérience d’entrepreneur dans la transformation de produits agricoles avec des jeunes et tirer profit également de leur expérience pour en faire bénéficier mon pays.
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Qu’est-ce que vous retenez de cette expérience ?
Blandine Dubois (Française, 23 ans) et Daouda Sows (Sénégalais, 22 ans) :Blandine : Elle m’a permis de voir comment fonctionne une autre culture et de vivre avec des jeunes d’une autre région du monde, avec qui je partage les mêmes envies et les mêmes valeurs. Sur un plan plus personnel, le projet Sésame m’a permis de me challenger, de sortir de ma zone de confort et de gagner en confiance en moi. Je pense avoir beaucoup évolué, tout en restant moi-même.
Daouda : Elle m’a apporté des compétences techniques, notamment dans le numérique, où le Sénégal a encore beaucoup de progrès à faire. Avec le directeur de ma structure d’accueil, j’ai accompagné un projet de A à Z, ce qui a été enrichissant. Personnellement, j’ai découvert la culture française, ce qui m’a permis de revoir certains de mes préjugés. Sésame permet de déconstruire les stéréotypes que l’on a sur les autres…
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Inviteriez-vous un jeune à se lancer dans le volontariat comme vous l’avez fait ?
Blandine Dubois (Française, 23 ans) et Daouda Sows (Sénégalais, 22 ans) :Blandine : Est-ce qu’on peut forcer un jeune à s’engager ? Je crois qu’il s’agit d’abord d’une démarche individuelle et volontaire. En revanche, il faut inciter les jeunes qui en ont envie à oser franchir le pas. Je crois d’ailleurs qu’il faudrait plus valoriser ce type d’initiative dans le cursus scolaire et universitaire. Même si les choses s’améliorent, il faut intensifier la reconnaissance et la promotion du volontariat.
Daouda : Le travail d’information que vous faites est essentiel et il faut communiquer sur les dispositifs existants. Cela donnera envie à d’autres jeunes comme nous de se lancer. Partager une expérience de volontariat est quelque chose de très fort qui unit tous les participants. Je sais que nous nous souviendrons de ce moment inoubliable qui va nous suivre tout au long de notre vie.